Réputées comme parmi les plus belles de la Guyane (mais ça casse quand même pas 3 pattes à un canard !) et comme un haut lieu de
ponte des tortues marines.
Dimanche 23 mars :
Posage de hamacs dans un carbet hors de la plage, puis baignade dans la mer. Il y avait des vagues, bien rigolo.
C’était la saison de ponte des tortues vertes, qui viennent ici chaque année pour pondre. On voulait assister à ce spectacle. Les
tortues vertes, sont assez imposantes et on nous disait que le spectacle méritait d’être vu. Pourtant elles sont moins emblématiques que les tortues luths, les plus grosses du monde. On ne
s’attendait pas à en voir car cette n’avait pas encore commencé à pondre (normalement avril-juin).
GROSSES SURPRISES, une grosse tortue-luth sur la plage !!!!!! Elle venait de pondre, on devait surement être parmi les premiers à
en voir cette année. Animal impressionnant par son gabarit et par son charisme (et oui, même si on ne peut pas dire que c’est « beau », on était quand même resté là plus d’une heure, à
observer, sans un mot, sauf sur les touristes qui font n’importe quoi, comme marcher là où elle a pondu. GROS GROS spectacle inoubliable, par l’animal physiquement en lui-même et part son
histoire (les tortues marines font des milliers de kilomètres autour du globe pour se nourrir et se reproduire avant de retrouver chaque la plage où elle est née pour à son tour y pondre, chapeau
pour l’orientation !). Des centaines d’œufs de pondu par un individu, s’il y’en a 1 ou 2 qui arriveront à l’âge adulte, ça sera pas mal.
Le soir, encore un resto, puis soirée sur la plage, la première depuis que je suis arrivé, ça fait plaisir. Ici, on s’est régalé, on a
pu observer quelques grosses tortues vertes pondre sur les plages. Moment unique ! Que dire de plus, on a eu beaucoup de chance.
Tortue-luth
Trip dans de belles vagues bien moches...
Soirée plage au milieu des pontes des tortues vertes
Par wilou
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Si ça aurait tenu qu’à moi, je serais resté le week-end à Apatou, mais on avait organisé autre chose (que je ne regretterai pas, loin
de là…).
Petit passage obligé a St Laurent pour récupérer les voitures. A noter que sur la descente du Maroni, on a eu un petit peu peur :
lors d’un arrêt pipi (ou autre chose) du piroguier, l’embarcation non attachée s’est barrée ! On a donc dérivé seul sur le Maroni en plus le courant à la perpendiculaire du bateau nous
faisait tanguer violemment. Heureusement, un ami du piroguier nous l’a ramené avant que l’on ne panique vraiment ^^.
13 heures, repassage au Surinam refaire des courses (humm pas cher..), puis retour à St Laurent. Resto chinois puis petite visite du
bagne et d’une épave au milieu du Maroni qui est recouverte de végétation, marrant.
Une arche de Noë végétale ??
Statut de bagnard et le bagne de St Laurent
Par wilou
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Grande commune par sa superficie, accessible seulement en pirogue. Ici les gens sont des noirs-marrons, il s’agit de famille issue
d’anciens surinamiens réfugiés en Guyane quand l’esclavage était toujours présent dans l’ancienne colonie hollandaise. Ici, ils parlent entre eux le taki-taki, un mélange d’hollandais, d’anglais,
de français et de créole, dur à comprendre heureusement que la majorité parle bien le francais.
Après avoir posé nos hamacs, grosse bouffe dans un petit resto. Au menu, poisson grillé et biche en sauce, super bon. Puis visite de
cette commune (que d’une partie vue l’immensité). Ici les maisons sont en bois, pas de bitume, ni de goudron mais que de la piste en latérite. Les gens d’ici se connaissent tous, on sent la bonne
ambiance qui y règne. Il y’a quand même dans ce coin isolé, un collège (les enfants y vont en pirogue ^^), une église (ici les gens sont très religieux, en plus c’était pâques) et bien évidemment
une gendarmerie car on est quand même en France ! En fin d’aprem, petit bain dans le Maroni (assez dangeureux à cause du courant), le pied ! Autour de nous des locaux lavant leurs
linges et leurs vaisselles. Les enfants s’amusent avec des cerf-volants fait de ficelle et de sacs plastiques, toujours le sourire à dire bonjour et à se faire prendre en photos. Le soir bouffe
rapide (madras) et soirée autour du carbet avec également notre piroguier et une de ses connaissances. La nuit, magique, le son de la nature et uniquement ça. Le matin réveil en fanfare par les
putains de coqs (on aurait dit mes voisins de Guadeloupe ^^), mais avec un gros soleil et le levé de toute cette communauté. Petit lavage dans le Maroni avec les locaux toujours de bonne humeur,
avant de reprendre notre pirogue pour retourner dans une civilisation beaucoup moins apaisante. Voyage ici qu’une seule journée, beaucoup, beaucoup trop court. Tellement dépaysant, tellement
apaisant, en fait c’est indescriptible ! Ici, on croit rêver, beaucoup de mal à croire que c’est francais. C’est sûr, dès que j’ai du temps, je retournerais sur le Maroni, ici, et même plus
loin vers les tribus amérindienne (encore une autre culture). Grrrrhh j’espère trop pouvoir le faire.
Par wilou
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Le plus grand fleuve de Guyane, frontière fluviale à l’ouest.
Samedi 22 mars : Avant d’arriver à notre destination (Apatou), petit passage de l’autre côté de la frontière, au Surinam. En
toute illégalité bien sûr, car pour y aller, il faut un visa spécial, que l’on n’a nullement eu, de plus on n’avait même pas amené nos passeports car cette excursion n’était pas prévue au
programme. Le nombre de pirogues faisant des aller-retours entre les 2 pays est impressionnant, impossible de contrôler tout le monde. Le Surinam attire beaucoup de gens par le fait que tout
là-bas est 2 à 3 fois moins qu’en Guyane. Après avoir fait quelques petites courses et le plein de la pirogue, c’était parti pour la remontée du Maroni.
Durant deux heures, le même décor : de l’eau marron et de la forêt primaire tout autour. On sent que l’on va vers un coin paumé
et ça, ça va changer de Kourou, tant mieux, wouhouuu… Le courant et quelques bonnes vagues nous on arrosé pour nous rafraichir. Avant d’arrivée à destination, on a pu apercevoir et traverser
quelques communes isolées du monde, des bateaux d’orpailleurs (grrrrrrrhh), et admirer l’immensité de la forêt du coin tout ça dans une pirogue où le Reggae était roi. Déjà on sentait que l’on
n’allait pas regretter notre séjour là-bas, impossible.
Le Surinam et sa bière locale
Sur le Maroni, vers Apatou
Par wilou
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Première étape de notre long Week-end de 4 jours.
Départ du campus à 17h (vendredi 21 mars) avec les 3 colocs, Fab, Sandra, Olivier et Damien après avoir loué 2 voitures.
Afin d’aller à Apatou, il fallait être présent à St Laurent (St Lo comme ils disent ici,^^) le matin pour prendre une pirogue. Donc
première soirée dans cette ville, et quelle soirée. Après avoir posé nos hamacs dans un carbet, il fallait se trouver à manger, direction la Charbonnière, l’endroit où ça bouge le plus, mais
également qui craint le plus. Petite bouffe local à pas cher (poulet boucané, délicieux) dans un bar où on a également passé la fin de soirée jusqu’à tard dans la nuit, barman super cool,
ambiance de ouf, moi qui n’aime pas spécialement les bars, bah là j’ai adoré !
Debout tôt le lendemain matin pour réserver une pirogue, et là, c’est la folie. Avec Fab, même encore dans la voiture en train de
rouler vers le débarcadère, les différents piroguiers se ruent vers nous pour nous avoir les premiers. On s’est décidé pour une belle pirogue toute rose, couverte, avec un mec qui nous paressait
cool. On a réservé, négocié, rendez-vous 11h pour le départ.
Cela nous laissa
le temps de faire un tour sur le marché de St Laurent, beau marché, riche en couleurs et en odeurs, où quelques personnes se donnent en spectacle (je pense à un «guitariste » qui tripait trop,
ampli fort au beau milieu du marché, le trip !). Petit jus local, puis à l’abordage sur le Maroni…
marché de St Laurent
les quais
notre belle pirogue
Par wilou
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