
Séjour en ENFER VERT
(2ème session)
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J3-J4 : La traversée de l’Amazone.
Réveil difficile à 8h (même trop difficile pour Greg !), la pluie nous a aidé à nous réveiller une fois dehors. Après quelques ravitaillements, direction l’espèce de port où notre bateau nous attendait (par la suite c’est nous qui l’avons attendu, longtemps..). Il fallait mieux arriver dans les premiers pour être sûr de pouvoir poser nos hamacs ensemble. C’étai du collé-serré sur les deux étages de ce rafiot très charmant, tout en bois.
La traversée du plus gros fleuve du monde environ 200 km de large à son embouchure, 38h de traversée au milieu de milliers d’îles recouvertes d’une forêt intacte. De temps à autre, quelques petits village bien typiques, les pieds dans l’eau, vivant de chasse, de pêche et de coupe de bois. Quelques gamins, des fois d’à peine 5 ans, ramaient comme des cinglés à bord de leurs petites pirogues, espérant pouvoir s’accrocher à notre bateau (ça leur fait une occupation). Egalement, on a aperçu pas mal de scieries et de nombreuses églises (au moins une dans chaque petit village). On a eu de la chance, il a fait beau durant ce voyage, pourtant en pleine saison des pluies. On a pu profiter des paysages, du soleil et du magnifique crépuscule, beau spectacle !
Lors du voyage, on a pu faire la connaissance de personnes se trouvant à bord, notamment José, Celshu alias « professeur tournesol » et Elisech que l’on retrouvera tous les 3 dans la suite de notre aventure (je ne suis pas sûr de l’orthographe des prénoms). Le capitaine était également bien cool, nous ayant proposé de mettre nos bières dans son frigo. Malgré cela, les conversations restèrent bien limitées étant donné que l’on ne comprend pas grand chose en portugais.
La bouffe était comprise et c’était conviviale de se retrouver autour d’une petite table, les personnes se relayant à tour de rôle pour manger. La nuit a été bonne pour tout le monde, nos hamacs était bercés par les petites vagues du fleuve.
Le lendemain, une surprise nous attendait. Notre bateau s’est arrêté alors que l’on n’était pas encore arrivé à destination de Belem. Personne ne nous avait prévenus, ce sont les aléas du voyage. Les autres semblaient au courant, il y’a une halte de 3h avant de reprendre un autre bateau. On était à Brévès, une ville isolée sur l’île de Marajo. On a pu visiter un peu, les gens nous mataient tout le temps, ils ne devaient pas avoir l’habitude de voir des touristes ici. Des bonnes âmes locales nous ont prévenus de bien faire attention à nous et nos affaires, en même temps c’est vrai qu’on est au Brésil.
Notre deuxième bateau avait beaucoup moins la classe que notre embarcation précédente, c’était une sorte de paquebot, où tout un tas de hamacs s’entremêlaient. On a retrouvé nos amis José, Tournesol et Elisech à bord. Ils s’étaient bien occupés de nous durant la première partie de la traversée, on leur a donc proposé de passer la soirée avec nous, ils acceptèrent avec plaisir et c’était réciproque. Quelle bonne soirée sur le pond supérieur, en pleine air, à boire des coups, parler et rigoler sur l’Amazone. Elisech, une vendeuse de bracelets ambulante, nous a offert à chacun une de ses confections et ça nous a vraiment touché, quelle gentillesse !
Il faut toujours avoir une Lulu avec soit. Lucile ayant, encore, fait des ravages sur ce bateau. Le barman a bien compris qu’elle voulait une caipi (sacrée Lulu !) et il était près à faire arrêter le bateau pour acheter de la cachaça (ingrédient nécessaire pour ce cocktail brésilien), même s’il y’avait une centaine de passagers à bord ! Finalement Lulu a insisté pour lui dire que ce n’était pas la peine, on était près à aller se coucher. Sur ce bateau, personne n’a bien dormi ; dès que quelqu’un bougeait, ça faisait bouger le hamac du voisin et ainsi de suite, en plus des lampes allumées toute la nuit à 1 mètre au dessus de nous.
J6 :
6h du mat, on arrive à Belem, capitale de l’Etat du Parà, avec ses buildings et ses millions d’habitants. Grrhh Je n’aime pas ça… La plupart des gens nous regardaient bizarrement, on était pour eux des touristes avec de l’argent, peut être pas faux… D’ailleurs en même pas quelques heures, quelqu’un a essayé de faire le sac de Lulu. On était au courant, il faut être vigilent.
Il nous fallait attendre l’après-midi pour atteindre la destination finale de nos vacances : l’île de Marajo. Oui, celle où on a déjà fait escale, mais comme je disais, la ville précédente était éloignée de tout (pas de forêts, pas de campagnes, pas de plages). En attendant, on a eu le temps de faire le marché et visiter le port de pêche, c’est assez surprenant ! On a hésité à visiter la vieille ville mais tout le monde le déconseille avec les sacs sur le dos, on a donc abandonné cette idée. Après une bouffe sur le marché, c’était l’heure de rejoindre les quais pour une traversée de 4h vers la plus grande île d’estuaire du monde (la superficie de la Suisse).
Santana, le matin du départ de la traversée, suis la pluie
1er coucher de soleil
tout le monde en admiration
magnifique crépuscule
l'embouchure de l'amazone, avec ses nombreuses îles
petits villages, tout en bois évidemment
36h de traversé, y'avait quand même du temps pour travailler un peu...
Notre 1er bateau, charmant
Brevès, on était les seuls touristes, et ça se ressentait...
2ème bateau, de Brevès à Belem, les "chambres" étaient pleines !
Brevès
2ème coucher de soleil
Petite fête avec des amis brésiliens
Marché de Belem
marché aux poissons
port de pêche, pas facile pour manoeuvrer!! un beau bordel
Belem, une mégalopole en pleine Amazonie
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