Samedi 7 mars 2009

J7 à J9 : Marajo

Jusqu’à présent, on a pratiquement eu que du beau temps (hormis à Santana). A partir du milieu de la traversée, la pluie a commencé à arriver. On nous avait prévenu qu’ici, entre l’océan atlantique et l’amazone, il pleut quasi tous les jours (surtout qu’on était en pleine saison des pluies !).Ce temps nous a donc pas choqué, mais par contre on a été surpris (et tous les passagers aussi d’ailleurs) par l’enlisement du bateau dans un banc de vase juste avant d’arriver sur l’île ! Il a fallu une heure pour se décoincer et détourner ce bourbier.

A peine descendu du bateau, pour ne pas changer de d’habitude, des gens criaient pour que l’on monte à bord de leur camionnette pour nous amener un peu partout (enfin les quelques villes présentes sur l’île). On a opté pour Joanés pour commencer où on passera 2 nuits dans une petite pusada bien tranquille. Ici, on a eu que de la pluie, mais ça ne nous a pas empêché de nous balader (par contre pour les plages c’était un peu plus chiant). Pour la première fois, on a goûté à la viande et au fromage de buffle, un délice !!! Dès que l’on pouvait, ça faisait parti de ne repas.

Le vendredi, debout 5h pour rejoindre Soure, la plus grande ville de l’île. Ici, et c’est valable pour toute l’île, il n’y a quasiment pas de voitures, mais pleins de buffles qui se baladent librement dans les rue ! Il y’a de toute façon plus de buffle et de zébus que d’habitants. Vive la campagne, du bonheur. Il parait même que la police fait sa ronde à dos de buffles ! Nous avons logé dans un magnifique ranch avec plusieurs milliers d’hectares de terrain, entouré de marais avec pleins d’animaux (surtout d’oiseaux, pour le bonheur de Thomas, l’ornitho du groupe, mais pour nous tous aussi). Les proprios, les chambres et le service étaient vraiment classe. On a eu le droit à une balade en pirogue dans les marais, et en forêt inondées où les palétuviers foisonnent, puis on a fait une balade à pied sur de magnifiques plages désertes où l’amazone remplace la mer à s’y confondre (un petit bain nous a rafraîchi). Sous un soleil de plomb, la première fois depuis le début du séjour, on est ensuite rentré au ranch en charrette traquetée par un pauvre buffle. A ce moment là, on avait honte de faire nos touristes. Puis avec Greg et Thomas, on est parti sur leur propriété à la recherche de faune, pas mal d’oiseaux aperçus. Une sacrée journée !

Les soirs se suivent et se ressemblent plus ou mois ici : apéros prolongé et bouffent au resto, on est en vacances et avec la vie pas trop cher, on se fait plaisir.

Le lendemain, après une très bonne nuit de sommeil et un bon petit déj copieux, les filles sont parties faire du cheval du ranch jusqu’à la plage, elles ont bien fikkées.

A midi, direction Salvatera. Il n’y avait pas d’autre moyen de transport que les motos-taxis. Après négociation, une pirogue a bien voulu nous y amener, cool ! On avait l’impression d’arriver dans une ville fantôme, c’était l’heure de la sieste. On a trouvé un hôtel avec un rapport qualité-prix imbattable par un papy à l’allure mafieuse. Une fois les affaires posées, on s’est dirigé vers la plus grande plage de l’île pour y boire un coup, se baigner et se promener le long de celle-ci jusqu’à atteindre une mangrove où on a pu assister à un combat de buffle. Sur le retour, on a fait la connaissance de Jean, un jeune prof de biologie brésilien. Lui et ses potes nous ont rejoins au resto le soir pour manger et surtout boire. La moitié du groupe a fini le reste de la nuit sur la plage, où certains ont pu améliorer leur langue brésilienne (Thomas et Fanny, pour ne pas les citer).

Dimanche matin, pour la dernière journée à Marajo, debout de bonheur pour en profiter un maximum. Il faisait chaud, très chaud, donc direction la plage.

Entre 2 baignades, un petit footing sur la plage a fait grand bien pour tenter d’éliminer le surplus de bouffe, d’alcool et de clopes lors de ce séjour (et ça fait un entrainement de plus pour le marathon de Kourou, par équipe je vous rassure).

Midi, il fallait repartir pour Belem (grrhh pas content..). J’ai perdu les clefs de la chambre en me baignant. J’ai donc du essayer d’expliquer cela au « Parrain de la ville » en évitant de me faire couper un doigt (non, je rigole, il est adorable). Il a du défoncer la serrure (déjà en mauvaise état) à coup de tournevis car il n’avait pas de double. Les 3 heures de bateau pour le retour m’ont donné l’occasion de lire quelques publis (halalaa la vie de thésard…). Arrivée à Belem, on s’est trouvé une sorte d’auberge de jeunesse très bon marché (= pas génial du tout), mais pas grave, ce n’était pas la première fois et c’était la dernière nuit.

 

J10 : the end

Matinée sur Belem consacrée au shopping. Evidemment, au bout d’une heure, j’en avais déjà marre. J’ai seulement acheté 2 paires de tongs et des cordes de guitare. Dans cette sorte d’hôtel, on a fait la connaissance de 2 françaises instits à Maripasoula avec qui en a rejoint l’aéroport via les bus de Belem (très physique, vu leur conduite brusque et avec nos sacs sur le dos). Un autre français aurait du venir avec nous, malheureusement, il s’était fait braqué la veille, donc plus aucun papiers d’identité. Après une bouffe dégueu, on a embarqué à 16h. Il nous a fallu 2 heures pour rejoindre Cayenne où Dodo nous attendait, et c’était reparti pour la routine de la vie active…

 

Voilà, les vacances sont finies. Très bon séjour !

On reprendra le taf le lendemain matin, encore fatigué de ces vacances, mais ça fait trop de bien.

 

Joanès plage


des buffles dans la "ville"


même les urubus sont très croyants


une autre église


des habitations en campagne


en marche à la recherche d'un ranch à Souré


petit repos bien mérité en bonne compagnie


marais et forêt inondées


ils sont vraiment partout ceux-là !


forêt de palétuviers


notre piroguier qui rentre


magnifiques plages


dire que ce n'est même pas de la mer...


les bronzés boivent leurs coconuts


les bronzés font du buffle


paysage rencontré sur la propriété du ranch où on logait


des chevaux, des buffles, des zébus, on peut croire qu'il sont en liberté vu le terrain immense (des milliers d'hectares)


juste pour le trip


Souré


direction Salvaterra


ville fantôme la journée

 


la plus grande plage de Salvaterra pour un petit bain dans l'Amazone




A retenir de ces vacances :

-La gentillesse des brésiliens qu’on a rencontrés

-La traversée de l’Amazone en bateau brésilien, avec la découverte de ses nombreuses îles, de ses petits villages et de son couché de soleil

-Le carnaval brésilien

-L’ambiance zen de l’île de Marajo avec ses belles plages et ses nombreux marais

-L’apprentissage des insultes en portuguais comme «sperm », « poil de pubis », ou « scrotum »

-Les ravages de Lucile au près des brésiliens, et ces « leucites in the sky» (pour les connaisseurs)

-Les caïpis et la viande de buffle

-La musique brésilienne avec leurs petits gosses qui chantent

-La théorie de la chasse d’eau selon l’hémisphère (de ce que j’ai vu, ça marche bien !)

-Les brochettes de pépé fromage avec son barbeuk portable, et la mamie gueulette du marché de Belem

-Les églises et les terrains de foot qui sont partout

 

Dire qu'on a fait qu'une infime partie de ce pays, hâte de voir d'autres régions...


Merci à Louise et Thomas pour les photos, et à tous pour ce trip entre potes



Par wilou
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Commentaires

Et bé... pfffiou... belle histoire... je m'attendais à une sale histoire genre plus de passeport mais non que des bons souvenirs ... veinard !
Commentaire n°1 posté par Paulette le 08/03/2009 à 20h38
Encore une aventure que tu n'oublieras sûrement pas. L'alcool et la clope ne font pas bon ménage pour ton marathon (entraine toi bien maintenant pour éliminer tout ça). Belles photos et bons commentaires.
Commentaire n°2 posté par tes parents le 09/03/2009 à 18h54

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